Le Maroc mise sur le dessalement et l’innovation pour faire face à la sécheresse
  • Casablanca
  • 2025-06-20 08:40:09
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Le Maroc mise sur le dessalement et l’innovation pour faire face à la sécheresse

Face à une sécheresse persistante aggravée par le changement climatique, le Maroc renforce ses infrastructures hydriques à travers une série de projets ambitieux : stations de dessalement, transfert d’eau entre bassins, barrages et lignes électriques vertes. Ces efforts visent à assurer la sécurité de l’eau pour la population, l’agriculture et l’industrie.

Un plan massif de dessalement de l’eau de mer

Actuellement, 17 stations de dessalement sont en service dans le pays, 4 sont en cours de construction, et 9 nouvelles unités seront opérationnelles d’ici 2030. L’objectif : atteindre une capacité de 1,7 milliard de mètres cubes par an. Cette eau sera principalement destinée à la consommation urbaine, libérant ainsi les ressources en eau douce stockées dans les barrages pour un usage agricole plus stratégique.

Transfert d’eau et infrastructures complémentaires

Le programme prévoit également le renforcement du système national de transfert d’eau entre les bassins excédentaires du nord et les régions du centre et du sud confrontées au stress hydrique. Parmi les projets phares, l’extension d’un aqueduc géant et la construction d’une ligne électrique de 1 400 km pour alimenter ces installations en énergies renouvelables (solaire et éolien) marquent une étape clé vers une gestion durable des ressources.

Une amélioration tangible en 2025

Les derniers chiffres montrent une amélioration du taux de remplissage des barrages : 39 % en juin 2025 contre 31 % à la même période l’année précédente. Par ailleurs, certaines cultures gourmandes en eau (comme le melon) ont été restreintes dans les zones les plus touchées, traduisant une volonté politique de mieux gérer l’eau agricole.

Un modèle régional de résilience

 

À travers cette stratégie, le Maroc affirme sa position de leader africain en matière de résilience climatique. La vision est claire : anticiper les risques, investir dans l’innovation hydrique, et garantir un développement durable à long terme.